Par avance, mille excuses pour les accents.
Mais nos cousins americains en ignorent toute la charmante subtilite.
Je laisse donc a vos bienveillants soins la tache d'ajouter ces accents, selon votre convenance.
Merci.
Par avance, mille excuses pour les accents.
Mais nos cousins americains en ignorent toute la charmante subtilite.
Je laisse donc a vos bienveillants soins la tache d'ajouter ces accents, selon votre convenance.
Merci.
Tiens! Et si je partais un semestre à l'étranger?
Et pourquoi pas les Etats-Unis?
Le Wisconsin?
La Crosse, WI 54601? (vous saviez que 54601 c'est aussi le code postal de Villers-lès-Nancy?)
OK. Tope-là!
Apres quelques démarches administratives (parmi lesquelles un TOEFL gagné du bout des ongles, et un Visa dûment mérité après de longues heures passées dans la salle d'attente
de l'ambassade américaine à Paris), Papamaman m'ont deposé (jeté? largué?) devant le Terminal 5 de l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle. C'était un dimanche. Le 18 janvier 2009,
11h30.
Enfoncé dans un fauteuil dans le hall d'attente, je tentais par tous les moyens en ma possession - café, Rolling Stone Magasine, garage-rock néerlandais - de tromper mon flagrant
manque de someil et de lucidité. Mais en vain. La veille - et le matin-même, les adieux s'étaient éternisés, la soirée s'était poursuivie, la nuit de sommeil avait été annulée. C'est
donc dans un état quasiment second que je me resolus à attendre le vol American Airlines de 14h15 qui devait me conduire à Chicago, IL, première étape de mon périple vers le
Midwest.
Chicago! De la glace sur
le lac Michigan, de la neige sur le damier uniforme des suburbs, un avion se pose. Welcome to America ! L’accueil jovial du pilote et
d’American Airlines tranche nettement avec les sourires renverses du service de l’immigration. Bref. L’agent Connely finit par lâcher un « Enjoy
your stay in the USA ! » dans un demi-sourire a l’endroit. Yes ! Je m’engouffre sur le sol américain. Couloirs de moquette interminables, contrôles sécurité tout aussi
interminables. Je suis la foule. Enfin, je m’agglutine au troupeau, avance au pas et bêle à l’unisson. Un coup de train électrique – la nuit est tombée, la neige a pris une teinte grisâtre, les
phares s’enfilent les uns après les autres sur la highway – et me voila au terminal 3 pour le vol intérieur. Galeries commerciales, snacks,
book stores, Mc Donald’s, Starbucks… L’acculturation commence ici ! Un demi-litre de café dans un gobelet en carton avec couvercle en plastique
et paille (en plastique également) me tient lieu de réveil. Il est 18h. Je n’ai pas dormi (pour de vrai) depuis 31h. Des sièges moelleux accueillent le voyageur abandonné et harassé. Et les
autres aussi ! Un match de la NFL passe sur un écran quasi-géant mais muet. Mon voisin chinois règle son compte a un Rubiks’s Cube. Je m’apercevrai quelques heures après qu’il est en fait
vietnamien, qu’il s’appelle Diang et qu’on va passer ensemble un semestre à La Crosse! Une jolie étudiante entretient sa vie sociale via Facebook. Les premières questions existentielles affluent
déjà. Pourquoi donc les Américains arborent-ils tous le nom de leur état ou de leur fac sur leurs vêtements ? La fierté, me répond-on lorsque je pose la question quelques jours après. Même
réponse a la question concernant la bannière étoilée flottant devant chaque foyer américain. Et pourquoi n’y a-t-il que des Chinois qui s’agitent fiévreusement sur des DS ? Ah, une autre
question ! Qu’a donc bien pu devenir le Panaméen ou le Costaricain qui est descendu de l’avion en short et en sandales ? Encore une ½ heure avant l’embarquement pour le vol vers La
Crosse. Apres MC5, c’est Alice Cooper qui s’élance en hurlant dans les écouteurs de mon mp3. 18h30. Enfin. Mais la voix de Mme. Terminator nous
informe par haut-parleurs interposes que notre vol AA4307 attend une porte disponible. L’oiseau attend patiemment que quelqu’un daigne lui ouvrir la porte. De la G2A, Terminator nous expédie à la
H3A. Donc, re-marche, re-couloirs aussi déserts qu’interminables, re-Américains. Et re-attente devant une bording gate désespérément close. Personne
ne parvient à se souvenir du mot de passe, on reste tous prisonniers de la grotte aux 10 000 magasins. Les minutes s’égrènent, Lentement. Je tente une approche vers le téléphone à pièces pour
prévenir la fac de mon retard. Mais l’horrible machin s’impose par K.O. technique. Je renonce à donner de mes nouvelles… On finit par laisser entrer l’oiseau qui attend dehors. La porte de la
caverne s’ouvre, on embarque. L’avion, un Ambraer 135, est minuscule – le look jet privé de Largo Winch mais le format Playmobil – bondé et surchauffé. Ma voisine vit et travaille à La Crosse
depuis vingt ans. On parle. En anglais. Du mieux a constater, après les palabres avec mon autre voisin, un américano-chilien inscrit dans une fac a Dallas avec une bourse de joueur de tennis et
qui, après trois semaines en Europe, rejoint une autre fac dans l’Arkansas. On parle, donc. Mais pas encore de décollage, non, l’oiseau reste au nid. Mon hublot me permet de
distinguer un camion-citerne et un type en gilet fluo (tiens, ici aussi !) qui fait le plein avec un tuyau de la taille d’une paille. Bref. Je
ferme les yeux. L’oiseau fin comme un trois-mâts prend son envol. Sous les ailes de l’avion Playmobil scintillent les lumières de l’Illinois. Puis celles du Wisconsin. La Crosse ! Il est
22h30. Terre en vue !
Dimanche 18 janvier 2009. Dans l’avion entre Chicago et La
Crosse.
Ou tout ce qui s'est passe apres que l'avion se soit pose.
Accueil a l'aeroport,
Semaine d'integration,
Progres en anglais,
House-parties,
Debarquement de mon room-mate,
Exploration du campus,
Experiences culinaires,
etc...
Un mardi je
crois. Mr - Doctor - Macias nous ayant charge d'un assignment en histoire impliquant longues recherches, sueur et temps perdu, je file aussitot le cours termine a
la bibliotheque du campus. Prononcez Murphy Library, traduisez BU. Quelle n'est pas ma stupefaction lorsque, au comptoire Checking out, je tombe sur un
curieux marque-page...
"Crime Stoppers - We pay, you remain anonymous" et plusieurs numeros de telephone. Renseignement pris aupres de mon roomie, oui, c'est bien un service de delation telephonique! Delation
anonyme et remuneree garantie! Maison fondee depuis la nuit des temps. Large experience: Inquisition du Moyen Age, guerres de religion du XVIeme siecle, occupation durant la 2eme Guerre Mondial,
McCarthyisme... Affolant curriculum-vitae.
Je me demande si ca marche bien comme affaire? Si la criminalite est vraiment endiguee? Le marche est a exploiter en France. Affaire a suivre...
La prochaine fois que mon room-mate, underage, s'approche d'une canette de biere, j'appelle! Moi qui cherchais un job!
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